Robson 40°20'S, 10°0'W 350 km South East of Tristan da Cunha

27Juil/140

Vegasme

Day 10 suite...

On rentre dans Vegas et on admire déjà les premiers hôtels de luxe avant d'arriver au notre, le Holiday Inn Vacation Club. Pas un grand nom (quoi que) mais en plein centre et surtout de quoi nous poser confortablement pendant 2 nuits. On s'installe dans un petit appartement de 50m² avec une cuisine américaine (what else ?), un salon, une chambre équipée d'un kingsize, un balcon, une machine à laver, 2 TV (rien que ça), une cheminée, une baignoire pour 4 personnes, etc... Tout confort pour 2 jours ! Les enfants sautent dans la piscine. Dehors il fait la bagatelle de 45°, du coup l'eau à 30 est un peu frisquette ! Dès qu'on sort de l'eau, on sèche comme goutte au soleil...

Ce soir on part à pied découvrir le strip et ses lumières. Des bâtiments éclairés partout, des immeubles éblouissants au sens propre. Tour Eiffel, Statue de le Liberté, Mongolfière géante, fontaines immenses, panneaux d'affichage géants pour de la pub évidemment, néons et flash. C'est dingue. Il y a un monde incroyable, les rues sont bondées de touristes de touts bords. Des Européens, des Américains, des Asiatiques, des gens mal fringués, des dames en tenue de soirée (de plus ou moins bon gout...), des gens habillés, des filles très court vêtues... A chacun son programme à Las Vegas. On trouve évidemment les Elvis Presley de tous poils, les Fées Clochette, les Ironman et Bumblebee qui essaient d'arracher aux passants leurs US$ contre une photo et nous on essaie de se frayer un chemin dans cette faune sans perdre notre descendance au coin d'une rue. On lève les yeux, tout est grand, tout est fou, tout est décadent. Tout est disponible (surtout la nourriture qui est omniprésente) et tout est superlatif. Le bâtiment le plus grand, le plus large, le plus éclairé, le plus haut... Partout où l’œil de pose, il est stimulé, surstimulé... C'est une attaque constante d'informations et d'excitation. Une drôle d'expérience, le tout dans les 44° relevés à 20h30. Il fait extrêmement chaud et sec ce qui rend la marche en extérieur est pénible. On passe devant des magasins dont la climatisation fait baisser la température de la rue de quelques degrés. Je me demande quelle est la consommation énergétique de la ville, ça doit être tristement faramineux. La tête en l'air et les yeux écarquillées on finit par trouver la portion du Las Vegas Boulevard qui reprend les principaux buildings de New-York, quasiment en taille réelle. On s'arrête pour un bon burger au Brooklyn Burger Bar et on retourne à l'hôtel vers minuit et demi, complètement crevés par cette folle journée.

Day 11

Le lit est si bon en ce jeudi matin qu'on a peine à se lever... Mais on a tant à faire, à commencer par retourner à la piscine où Nath s'exerce à nager sans brassards ! On décolle vers 11h, toujours sous un soleil de plomb. Il fait 42° à l'ombre et décide d'aller se réfugier au casino de Circus Circus, un peu plus au Nord sur le Las Vegas Boulevard. On se gare et on découvre les entrailles de la bête. Avant d'arriver aux machines à sous on passe par un dédale de couloirs sur plusieurs étages qui se mêlent et s'entremêlent. T-shirts, souvenirs, glaces, pâtisseries, boissons sucrées, chaussures, "wedding chapels"... tout est bon pour nous faire passer du bon temps ! Les casinos et leurs galeries marchandes sont évidemment climatisées (on supporte parfois une petite laine) pour mieux garder les clients potentiels. D'ailleurs, ici, la plupart des casinos communiquent entre eux sous terre pour mieux faciliter la circulation. On peut ainsi se balader et dépenser nos sous toute la journée sans même voir la lumière du jour. Le paradis du jeu, l'enfer du portefeuille... Et ça marche ! Les casinos sont pleins, les rues sont quasi désertes.

Au Circus Circus, il y a tout un étage dédié aux enfants. Des jeux de toute sortes (jeu de tirs, petites machines à sous, jeux d'adresse...) Les enfants ne gagnent évidemment pas de sous mais des peluches ! Et si les machines doivent rendre des pièces, ce ne sont pas des sous qui sortent mais des rubans de tickets que les enfants pourront ensuite échanger contre des jouets. La partie coute de 1 à 3 Dollars, c'est vraiment abordable. Et toutes les 30 minutes, les enfants ont droit à un spectacle (clowns, acrobates, trapézistes...). Je me rappelle très bien de cet endroit 30 ans après. Le casino abrite également un véritable parc d'attractions avec montagnes russes et tout le tralala sous un dôme de verre. Étonnant.

On quitte Circus Circus en début d'après midi pour nous rendre au plus luxueux hôtel Palazzo, accolé à l'extravagant Venezzioano. On se perd encore dans les couloirs interminables tout en nous arrêtant aux fontaines en marbre, aux cascades intérieures aux composition florale d'exception etc... Ces hôtels / casinos rivalisent de folie et de luxe pour attirer le monde. Les mots sont difficiles à trouver tant les idées et les décors sont extravagants. J'ai souvent l'impression que cette débauche de luxe et de moyens va trop loin. On se croirait à Dubaï avec des émirs archi-riches ne sachant plus quoi faire de leur argent. C'est juste fou. Des escaliers immenses, des plafonds peints époque Renaissance, des statues, des fontaines, du marbre, des bassins... Au Veneziano, comme son nom l'indique, on trouve des canaux et des gondoles. Rien que ça. En extérieur et en intérieur. On sort faire un tour dehors. La chaleur est saisissante. C'est un grill. Le sol réverbère la chaleur et nous enveloppe tout entier. C'est vraiment très désagréable. On rentre se réfugier dans les fausses rues de Venise, en intérieur, climatisé évidemment. Les plafonds peints et les jeux de lumière nous donnent l'impression d'être dans une ruelle d’Italie en fin de journée. On voit le ciel, quelques nuages, il fait bon, c'est dingue. Évidemment il y a des boutiques de luxe dans ces "rues italiennes" et beaucoup de touristes médusés, comme nous. On ressort de cette Italie délirante vers 18h, direction l'hôtel, pour un bain bien sûr !

Ce soir on mange mexicain au Cabo Wabo Cantina. Toujours des portions gargantuesques qui finissent par nous donner mal au ventre. On pousse quand même la balade pour aller visiter l'hôtel "Paris" avant de rentrer. Sous cette Tour Eiffel impressionnante on trouve tous les stéréotypes français. Ambiance bistro des rues parisiennes, petit lampadaires, tables rondes, serveuses court vêtues, le chic à la française quoi ! Je ne sais pas si c'est l'heure (moi je pencherais plutôt pour le lieu), mais il y a beaucoup de femmes très apprêtées, comme si toutes les rencontres romantiques pouvaient se concrétiser à Paris, fusse-t-il en carton ! Ici tout est étiqueté "LE concierge", "LA boulangerie", "LES toilettes", etc... il ne manque plus que "LE baguette" et "LA camembert"... On sort et on se fait le dernier spectacle des mythiques fontaines du Bellagio, à minuit sur l'hymne américain. Absolument superbe, comme dans les films mais en mieux... Allez hop, au dodo !

Day 12

Ce matin on fait les bagages et on s'en va. Dehors à 10h, on en profite pour faire quelques courses de vêtements et pour visiter l'hôtel Wynn. On y trouve notamment des jardins intérieurs, sortes d'allées fleuries et féériques. D'énormes boules piquées de fleurs fraiches pendent des arbres, une montgolfière de 5m de hauteur est également délicatement décorée de roses jaunes. Un peu plus loin, c'est carrément un manège de petits chevaux qui est entièrement habillé de fleurs blanches. L'inutilité de ces œuvres n'a d'égal que leur beauté. C'est un peu consternant.
On n'est pas sortis de Vegas avant midi et on quitte la ville par le Nord. On passe par quelques quartiers qu'on veut visiter à notre retour, notamment ces petites chapelles ridicules.

Dans le ciel, au loin, j'aperçois des avions de chasse. Hmmm... En regardant la carte je me rends compte qu'on va passer DEVANT la base aérienne de Nellis. Je n'avais pas la moindre idée que ce nom mythique était associé à celui de Vegas ! On se rapproche, je fais un détour, je trouve une petite route adjacente à la base et j'attends dehors, espérant apercevoir au moins un jet... Allez s'il vous plait, un peu de clémence Dieu de l'USAF ! J'ai été entendu. Deux A10 Thunderbolt déboulent dans un ciel parfaitement bleu, survolent la base et font une boucle pour atterrir et passent... au dessus de ma tête. Vous ne vous rendez pas compte, un A10 THUNDERBOLT !!! L'avion tueur de chars, une légende ! J'en avais jamais vu de ma vie, je suis en transe. Suivent six F-16 qui procèdent au même balai et me passe au dessus de la tête à 15m. Wow. Quelques minutes plus tard, alors qu'on est repartis, c'est un F-22 Raptor à l'atterrissage qui passe au dessus de la voiture. La cerise sur le gâteau !

On file vers le Nord Est. Le paysage toujours poussiéreux et désertique change peu à peu. Le jaune / beige laisse place à l'orange pâle, les petits canyons se creusent et les montagnes se dressent. Il faut attendre St Georges, en Utah, pour que le paysage se transforme vraiment. Terre rouge et reliefs travaillés, ciselés. Des strates de beige, de blanc, de rose, de rouge. C'est magnifique. On arrive enfin à Hurricane, dans un motel classique, en L, à 2 étages au bord de la route. La petite ville est coincée entre quelques superbes collines. C'est à la fois une chance d'habiter là et compliqué d'habiter si loin de tout ! On file à la piscine, il fait encore 40°, çà va faire du bien. Et Caitlin enlève ses brassards et nage pour la première fois de sa vie. Pas besoin de lui expliquer grand chose, ça vient naturellement. Je suis ravi.

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