Robson 40°20'S, 10°0'W 350 km South East of Tristan da Cunha

29Juil/090

Paris (perdu)

Hier nous sommes arrivés à Paris. Ça faisait longtemps que je n'y étais pas allé pour autre chose que du travail et je dois dire que l'endroit ne m'avait pas particulièrement manqué. Je respecte ceux qui ne jurent que par la capitale, ceux qui rêvent d'y monter, ceux qui la découvrent avec extase et ceux qui s'y complaisent sans s'en lasser mais je crois qu'elle et moi ne sommes pas faits pour nous entendre.

Dès notre arrivée, nous sommes montés au sommet de la Tour Montparnasse pour prendre un peu de hauteur. J'avais oublié à quel point Paris était joliment assemblée avec ses toits gris clairs et ses quartiers serrés. La plus belle ville du monde sans doute. Je ne me rappelais pas non plus à quel point ses monuments et autres lieux de visites étaient nombreux. D'un coup d'œil je pouvais admirer Notre Dame, la Concorde, l'Arc de Triomphe, les Invalides, le Panthéon, cette étrange mais magnifique Tour Eiffel et j'en passe... Quelle concentration culturelle, quelle grâce, quel lieu d'histoire !

Mais je ne saurais consommer Paris qu'en fast food. Prendre plus de temps pour la re-découvrir (j'y ai quand même vécu quelques années) d'accord, y travailler absolument pas ! Les couloirs de métro tiédasses et franchement sales, la trop grande individualité de chacun peu importe où l'on se trouve, la faune touristique dont je fais partie aujourd'hui, les trains de banlieue qui ramènent leurs passagers à la réalité des tristes villes de périphérie qui n'ont d'autre attrait que de finir par "sous bois", "plaisance" ou "la jolie", les tarifs des transport, des logement ou des loisirs, le béton, le béton et le béton, autant d'arguments (et je n'en suis pas à court) pour dire que je me sens bien en province.

Paris est véritablement magnifique mais reste une jungle dans laquelle je ne me sens pas bien. Je suis persuadé que pour l'apprécier pleinement, il faut y gagner un paquet d'argent et en dépenser une bonne partie pour profiter de toutes ses richesses. Sorti de là, j'ai du mal à saisir le plaisir d'y vivre sans véritablement la vivre, si vous voyez la nuance.

Reste que je vais profiter de ses multiples attraits pendant 48 heures et me rentrer fissa une fois ma mission touristique accomplie 🙂 Paris, je t'aime quand même.


Merci à Agon pour le prêt de ses identifiants de connexion nomade 🙂

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