Robson 40°20'S, 10°0'W 350 km South East of Tristan da Cunha

25Juil/140

D comme Death

Day 9

Aujourd'hui nous nous réveillons à Bridgeport, au doux bruit des oiseaux et des camions vers 6h du matin mais on fait semblant de rien et on essaie de se reposer.

Ce matin, Nath s'est fait des amis Américains qui jouent au baseball devant notre chambre sur la pelouse. Sympa comme des Américains (c'est vrai ils sont toujours prêts à rendre service, à causer, etc...) ils lui proposent de jouer. Et voilà le petit Français qui s'essaie (avec succès) à la batte. Quel moment agréable et authentique !

On part du lodge à 10h pour rejoindre les sources chaudes de Travertine Hot Springs qui se situent à seulement 3 km. On arrive sur une colline et on voit des sortes de bassins naturels, comme des petites baignoires où s'entassent quelques bons gros Américains. L'eau est terriblement chaude, bien trop chaude pour pour être vraiment bonne pour la santé mais qu'importe. On n'y trempe que le petit doigt. Les sources sont naturelles et sortent en bouillonnant. En coulant, l'eau dépose des minéraux qui finissent par former des canaux et des monticules. C'est vraiment admirable. On ramasse quelques jolis pierres pour compléter la collection et on s'en va vers Bodie, village fantôme.

Après quelques kilomètres chaotiques, on arrive à Bodie, ancien village de mineurs et chercheurs d'or entre fin 1800 et 1940, aujourd’hui totalement abandonné. C'est le vestige d'un vrai village de cowboys où dur labeur rimait avec débauche et jeux d'argent. Les baraques sont toutes en bois, souvent plaquées de métal par-ci par-là. Tout est resté "intact" dans le sens où l'on voit encore par les fenêtres les objets que les habitants on laissé derrière en partant. On imagine bien la rue principale, les magasins, les habitations et la vie dans ce coin complètement perdu de Californie ! Le bâtiment de la mine est encore là mais il n'est pas ouvert au public, trop dangereux ! Un voyage dans le temps, pas si lointain...

On repart vers Mono Lake où l'on mange sur le pouce pas loin du rivage. On en profite pour faire encore quelques photos sous un ciel plus bleu qu'hier.
Enfin on reprend la route vers le Sud, non sans s'arrêter pour manger une glace (géante évidemment...). En route, on traverse des forêts assez clairsemées et on apprécie le paysage, constamment coincés entre deux flancs de montagne. On manque de renverser un coyote qui traverse devant nous ainsi qu'une tripotée d'étranges petites bestioles, genre écureuils avec une queue toute pelée et toute dressée comme une antenne. Triiiiiiii ils filent à toute allure avec leur queue en I, c'est vraiment amusant. La route est belle, vraiment. Les paysages sont toujours plus beaux et nous montrent l'immensité des Etats-Unis. C'est vraiment fou de voir ces étendues, on ne s'y habitue pas. On s'arrête souvent pour voir ce spectacle incroyable et on a envie de mémoriser chaque km parcouru. Du coup c'est photos et vidéos à chaque arrêt, en double, en triple, même si elles ne rendent pas toujours grâce à la réalité...

On continue la route par Bishop où j'en profite pour acheter du jerky de bison et de bœuf (sorte de viande séchée et assaisonnée) chez un petit producteur de bord de route. Dans le ciel de Bishop, je remarque aussi un planeur que j'envie immédiatement. Je vais devoir faire quelques recherches pour savoir à quoi ressemble le coin vu du ciel... On continue la route en passant par Lone Pine, petit patelin "mono rue" et on atterrit à Olancha, lieu-dit paumé en plein désert. Et quand je dis "lieu-dit", c'est déjà un superlatif... Une route, 3 baraques, du sable, la montagne d'un côté et rien de l'autre. On trouve notre "Motel" de bord de route et on découvre le mobile home spacieux qu'on a réservé. Un petit salon / cuisine, 2 chambres, c'est le luxe ! On va enfin pouvoir nous isoler des atroces grincements de dents nocturnes de Caitlin ! C'est fou de s'endormir en plein milieu du désert américain, si loin de chez soi, sous les étoiles.

Day 10

Comme tous les matins, je prends plaisir à faire quelques "miles" pour aller chercher mon café / jus de chaussettes du jour. Je trouve le mien toujours en bord de route, dans une sorte de "diner" de bord de désert où je suis accueilli par un ours empaillé. La journée va être longue !

On prend la route vers 9h30 et il fait déjà 30°, ça promet... On file droit sur le parc national de la Death Valley. Dès le début, la route est magnifique. On n'a rien devant si ce n'est qu'une superbe route noire à traits jaunes et du sable. Dans le ciel, 3 nuages se battent en duel et ils vont malheureusement tous y rester... Que dire ? La route est belle, les espaces sont immenses, chaque km est un vrai régal. Je trouve même une station de radio qui passe de la country. L'immersion est totale. On arrive enfin aux portes du parc. La légende va-t-elle tenir ses promesses ? Est-on vraiment en train de vivre nos dernières heures ? Les pronostics vont bon train et les degrés montent. On passe une première barre de montagnes, puis une deuxième. Arrivés au point de vue du Père Crowley, ma journée bascule. On n'a pas le temps de nous garer au parking du poijt de vue en question qu'un F-18/A surgit du canyon devant nous. Juste là, à 100m ! On essaie de sortir de la voiture. Puis un deuxième F18/A qui se présente lui aussi sur la tranche en jaillissant dans un bruit assourdissant. On prend une photo tant bien que mal (ci-dessous). J'hallucine. Vraiment. Je n'arrive pas à croire ce que je viens de voir. 2 avions de chasse américains, surgissant d'un tout petit ravin devant des touristes médusés. Et j'étais là ! Enfin presque, à 3 minutes près je les filmais et j'avais ma vidéo du siècle ! Je revois tous les films du genre, de Top Gun à L'étoffe des Héros en passant par les Chevaliers du ciel. Les 2 avions avaient probablement décollé de la base d'Edwards dans le désert de Mojave pour venir s'exercer dans le coin. Je mets au moins 1h à m'en remettre...

On s'enfonce plus profondément encore dans la Vallée et on arrive dans le coin de "Stove Pipe" ("Tuyau du Fourneau" en français) où l'on découvre des petites dunes de sable fin. C'est notre première sortie par 45°. L'air est brûlant et sec. Un petit vent désagréable nous enveloppe tout entier. On fait quelques photos mais la tête rougie de Caitlin nous indique qu'il est temps de rentrer au frais. Les pancartes signalent aux visiteurs que l'endroit est très dangereux et qu'il ne faut pas s'aventurer trop loin sous peine de combustion spontanée, ou presque.

On poursuit notre périple de la mort en restant au fond de la vallée qui abritait autrefois un lac. Mais ça c'était avant. Maintenant il ne reste plus que de grandes étendues désolées et salées. Pas de végétation, des mirages et la chaleur qui réfléchit au sol. Dans cette cuvette, la chaleur ne parvient pas à s'échapper par le haut et finit par retomber pour mieux exciter le thermomètre. On est juste à l'endroit le plus chaud du monde qui a déjà enregistré des records de température (57°C il y a quelques années). La clim est notre amie. Vraiment. La ballade est belle et il y a étonnamment peu de monde. Les paysages toujours aussi saisissants sous un ciel désormais entièrement bleu. Malgré la chaleur, on s'arrête quand même souvent pour saisir tous ces instants complètement fous. Encore une fois, chaque km est un émerveillement et on hallucine d'être là. On passe par la route de "Artist Drive" qui nous balade dans un dédale de collines de toutes les couleurs. Du beige, du rose, du orange, du violet, du bleu, du vert. Une énorme claque visuelle ! Il y a des espaces aménagés un peu partout pour arrêter les voitures. La bonne organisation à l'américaine.

On finit par quitter le parc national et par prendre la route de Vegas qui n'est qu'à 2 petites heures. Du désert, du désert et encore du désert. On traverse des petites villes (Parhump) très étalées et complètement clairsemées. On se demande qui veut habiter ici, au milieu de nulle part sous 45°, et pourtant... On remarque avec beaucoup d'amusement les immenses panneaux de pub pour le dentiste, l'avocat ou le shérif du coin.

On s'approche de Vegas. Nom d'une crêpe, VEGAS !! Ce qui est intéressant c'est d'y arriver par la route et non pas par avion. La route permet de situer Las Vegas dans son contexte, c'est à dire dans son désert. C'est quelque chose qu'on ne saisit pas bien quand on rentre et sort de cette ville par avion. On se rend aussi mieux compte de l'histoire de la ville et de son développement. Une oasis ultra moderne et déjantée au milieu de.... rien.

A suivre.....

22Juil/140

Yo ! C’est Mite !

Day 6
Bye bye San Francisco, aujourd'hui on taille la route !
Ce matin on s'est levé presque tôt pour aller récupérer la voiture de location en plein centre ville. Après une bonne heure de queue, je m'entends dire que la voiture que j'ai réservé n'est pas dispo et qu'à la place je vais avoir un Jeep Grand Cherokee, un peu moins sympa et probablement moins sûr... J'ai du coup le choix entre un modèle vraiment moins bien (pour le même prix) ou un modèle vraiment plus classe (pour plus cher). Allez va pour le luxe, on ne vit qu'un fois !
Du coup je me retrouve au volant d'une Infiniti QX60, un énorme char américain, équipé d'un V6 de 3200 cc avec tout le confort et les gadgets à bord. Le coffre motorisé qui s'ouvre tout seul, pas de clé pour ouvrir les portes ou démarrer le moteur (la voiture te reconnais à 10 mètres), boite auto (of course), fauteuils motorisés, caméra de recul, tout y est ! Nath est ravi ! Les enfants ont quasiment du mal à toucher les sièges de devant avec leurs pieds tellement il y a de l'espace, c'est vraiment agréable.

On part de SF sur les coups de 14h et on prends plein Est, direction Stockton. Il fait chaud mais tout va bien. On peine à sortir de la ville, il faut dire qu'un vendredi après-midi... On progresse dans un trafic très dense sur l'autoroute à 4 voies. Encore et toujours ces gros pick-ups, ces 4x4 et ces grosses cylindrées américaine partout sur la route... Dès qu'on quitte SF, le paysage change et on sent qu'on s'enfonce dans les États-Unis, les vrais ! Collines pelées, fast-foods en bord de route, éoliennes et paysages sans obstacle. Là on y est ! On quitte finalement assez vite les grosses routes pour se retrouver dans les vergers de la Sierra Nevada, puis aux abords du parc de Yosemite. Ça tourne, ça monte et on finit par arriver à Groveland, petit endroit paumé mais assez mignon. On trouve notre motel, enfin notre "ranch" et on s'installe dans notre chambre. Il s'agit d'une sorte de logis avec 3 chambres et une salle à manger commune. A l'extérieur on trouve une terrasse en bois et un jardin verdoyant qui donne sur une immense prairie. L'endroit est magnifique, je n'aurais pas rêvé mieux. Typiquement américain avec les drapeau de l'Oncle Sam un peu partout, super mais alors super kitch mais chaleureux. Le soir, après un bon burger dans le plus vieux saloon de Californie, on se retrouve à 4, à partager 2 grands lits. Les enfants s'endorment facilement et c'est tant mieux !

Day 7
Après un petit déjeuner copieux, en terrasse et sous un soleil de plomb (9h) on prend la voiture pour filer vers le parc. En route on constate avec tristesse les ravages de l'incendie de l'été dernier. 1000 Km² partis en fumée à cause d'un seul homme. Quelle tristesse. On entre dans le parc et on suit les routes à touristes qui nous mènent à plusieurs cascades et à plusieurs points de vue assez sublimes. On s'arrête tous les 2 kilomètres pour prendre des photos et admirer le paysage. On cherche désespérément les ours, mais rien du tout ! Vers 15h, le temps se gâte et tourne à l'orage. Du tonnerre et des éclairs mais pas encore de pluie, il est temps de renter...
De retour à Groveland, on en profite pour faire quelques courses et se payer un petit apéro avant de retourner diner au saloon. Cette fois-ci on essaie de ne pas se faire avoir sur les portions et on tente même le coup de la salade ! Même en la jouant rusé, on s'est laissé berner encore une fois. 1 burger sans frites et un fish & chips pour 2 adultes + une salade à partager à 4 + une bricole pour les enfants, ça devait passer ! Quand le fish & chips arrive devant moi, il y a 4 énormes bouts de poisson posés sur un océan de frites. Gustativement c'est très bon mais bon sang, les quantités ! Du coup, le tout divisé par 2 avec en prime de la salade et une bière, il y a de quoi devenir gros ici ! Et puis cette manie qu'ont les serveurs à constamment vouloir remplir nos verres d'eau glacée, c'est pénible. Et je ne parle pas de leur empressement à vouloir débarrasser nos assiettes alors qu'on mastique encore la dernière bouchée. C'est ultra pénible. "Are you still working on it or can I take the plate ?". Tu m'étonnes que je "work" dessus, fous moi la paix et reviens dans 10 minutes, je vais lécher l'assiette ! Aucun plaisir de la table ici, il faut absolument tout expédier... Et tant que j'y suis je vais en profiter pour conspuer leur système d'addition... A la fin du repas, la note qui nous est présentée comprend les taxes mais pas le service... Il faut donner sa carte bancaire au serveur (qui disparait avec !) pour obtenir enfin la note quasi définitive qui va servir de reçu. Mais ce n'est pas tout ! A cette note, il va falloir ajouter environ 15% (mais peut-être que 12% lorsqu'on a mal à l'avant bras ou 18% par jour de beau temps...), faire le calcul, noter le montant auquel correspondent les 15% et noter la somme totale avant de signer. Toujours sympa de faire du calcul après le dessert... Et puis rien ne les empêche de te ponctionner 20$ de plus vu qu'il n'y a aucun mécanisme de contrôle à part un petit bout de papier avec ma signature... Les gars ! Faites un effort et importez un système bien rodé où le service est inclus dans les prix des plats, où le pourboire est de tradition et où le consommateur peut contrôler exactement ce qu'il fait de sa CB grâce à un petit code à 4 chiffres. Vive le progrès !!

Day 8
Aujourd'hui on quitte notre petit ranchito pour traverser le parc de part en part. Adieu oies, vaches et colibris (véridique) et bonjour biches. Dès le lever du jours on sent que le temps tourne à l'orage. C'est pas grave, le grand beau temps c'est ennuyeux, enfin c'est toujours ce qu'on se dit pour se rassurer ! Arrivés dans Yosemite, on prend une route plus au Nord qui nous permet d'aller plus loin vers l'Est. La pluie est au rendez-vous mais on est bien dans cette bagnole. Malins comme des singes, on décide de quitter la router pour aller visiter des chemins plus pittoresques... On prend la "route" d'une ancienne mine et on s'enfonce dans les sous-bois du parc. Ça descend, ça monte, ça bouge, ça chahute. On pense pouvoir rallier la route en continuant tout droit... Plus loin, un peu plus loin, encore un peu. Et il pleut sévère. Les ruisseaux se forment le long du chemin de terre, on croise d'autres voitures et on se dit qu'ils viennent bien de quelque part. Après un loooooong moment, on finit par arrêter une voiture qui nous dit qu'il n'y a rien au bout ! Parfait. Demi tour avant que les ruisseaux se transforment en torrents !

On continue notre route sur la voie principale et on s'arrête quasiment à tous les points de vue. La météo se calme, laissant apparaitre des paysages magnifiques. Les nuages s'accrochent encore aux versants mais l'air est parfaitement clair, c'est d'une beauté incroyable. Plus on continue notre route, plus le paysage devient beau. C'est un mélange de paysage forestier et de paysage lunaire qui s'ouvre devant nous. Des parois de granit, des monts, des pans rocheux, des éboulis... La pierre et la forêt. De km en km le paysage est de plus en plus beau, c'est vraiment à couper le souffle. On a envie de tout filmer, de tout photographier pour tout ramener à la maison.

On continue notre traversée de Yosemite et cette seconde journée est un ravissement permanent. On passe des lacs, puis d'autres paysages minéraux entrecoupés de prairies, de plaines charmantes, des ruisseaux et de jolis sous-bois. On a vraiment envie de rester planté là à admirer la vue mais il faut avancer. On recherche toujours l'ours qu'on est venu voir mais en vain. On se contentera de 3 jolies biches broutant non loin de la route mais que nous seul apparemment avons vu...

On sort du parc et très rapidement le paysage change. La forêt laisse place à des précipices sans la moindre végétation. La route descend fortement, un peu comme si elle nous disait "Yosemite" c'est derrière, maintenant on passe à autre chose... Une fois encore, le paysage est incroyable, on a envie de s'en imprégner de longues minutes. La descente dure environ 30 minutes avant d'atteindre le bas de la vallée qui nous dévoile les premiers km² du lac bleu de Mono Lake. Avant de retrouver notre motel on décide de faire un petit détour par le lac.

Mono Lake est situé à l'intersections de plusieurs vallées et représente la destination finale de plusieurs cours d'eau du coin. En effet, il n'y a pas d'exutoire à ce lac ce qui fait que l'eau finit sa course ici sans jamais voir l'océan. L'eau est très salée et très alcaline ce qui explique l'absence de poissons. Mais ce qui est encore plus étonnant ce sont ces concrétion calcaires que le lac laisse apparaitre. Formées d'abord sous l'eau ces cheminées apparaissent avec l'abaissement du niveau de l'eau (notamment dû au détournement dramatique des cours d'eau qui l'alimentent depuis une cinquantaine d'années). Il n'en reste pas moins que le paysage est somptueux, entre blancs, bleus et argentés...

On finit par prendre la route de l'hôtel que l'on trouve en bord de route du petit village de Bridgeport, endroit paumé constitué de quelques baraques en dur complétées par quelques mobile homes. Il y a tout de suite une rue principale et 2 rues adjacentes et basta ! Une rue extra large et des petits magasins miteux de chaque côté de la route. Exactement comme les villages des westerns mais en version 2014. Vraiment étonnants ces petits patelins américains !

On passe la nuit dans une chambre exiguë et le réveil de 5H50 au son des gazouillis des oiseaux est dur !

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20Juil/140

Welcome to San Francisco

Nous voilà de nouveau en Amérique, de retour aux US et cette fois partis pour le grand Ouest ! 30 ans pile que je n'étais pas retourné dans cette région du globe (été 1984 - été 2014). Et dire que je suis assez vieux pour dire ça ! Ce voyage se fait toujours en famille mais on a sauté une, voire deux générations...

Partis de Paris hier, on s'est installés à l'arrière de l'avion (A330-200 de XL Airways), Flore avec Nath et moi avec Caitlin. 11 heures de temps de vol c'est long... Surtout en classe éco avec des enfants. Heureusement qu'on avait préparé des activités et de quoi s'occuper. Mais le temps passe doucement, bien doucement, trop doucement surtout lorsqu'il n'y a pas de TV dans le siège de devant 🙁 Le hublot nous a permis de jeter quelques coups d’œil dehors et surtout d'admirer le Groenland. Quelle magnificence ! Une eau bleue foncée, des berges turquoise, des icebergs (je n'en avais jamais vu), des roches, des montagnes, des fjords, des glaciers, des étendues blanches à perte de vue. Vraiment magnifique. D'ailleurs tous les passagers se sont levés pour coller leur nez au hublot et profiter un peu de ce paysage exceptionnel. Plus tard j'ai pu apprécier les étendues improbablement désertiques du Nevada, la végétation éparse de la Sierra Nevada, puis les cultures de la région de Sacramento. Cette arrivée m'inspire. Je regarde la vie en dessous de moi, j'essaye d'imaginer le quotidien des habitants, leur mentalité, leur culture, le style de leurs voitures, de leurs maisons, leur vie au jour le jour... J'observe l'immensité, les routes sans obstacles à contourner, la nature... Tout cela m'inspire.

On finit par arriver sur la baie de San Francisco. Un temps clair, du soleil et un hublot, il n'en fallait pas plus pour apprécier cette arrivée avec une vue parfaite sur le Golden Gate, Alcatraz, Oakland, le centre ville de SF, les réserves naturelles de la baie, des espèces de marais salants, les marinas de Foster City... Puis un atterrissage au mythique aéroport de SFO...

J'ai du mal à réaliser que je suis si loin. Que je suis arrivé à l'autre bout des États-Unis, que je SUIS aux États-Unis...

Day 1
C'est dimanche. Petit déjeuner café / peanut butter et on part a pied découvrir le quartier avec nos deux guides français. Direction le AT&T Park qui n'est qu'à quelques centaines de mètres de l’appartement. Ici ce n'est pas le football américain qui déplace les foules mais bien le baseball. San Francisco c'est l'équipe des Giants et il y a des fans. Aujourd'hui c'est jour de match et tout le monde converge vers le "ball park". Le t-shirt, la casquette ou le short des Giants est de rigueur ! Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, tout y passe, les matchs sont une occasion de se retrouver en famille.

On poursuit notre balade sur le front de mer en direction du Nord. Il ne fait pas franchement chaud à San Francisco. C'est l'indécision permanente entre pull, t-shirt et coupe vent. On s'habille et on se déshabille en fonction des zones d'ombre et de soleil, c'est vraiment étonnant. A SF, il y a une 2eme couche de nuages sous les nuages "normaux". Une couche de nuages bas qui restent accrochés au relief environnant. Il apparait, se déplace, se dissipe et réapparait en un rien de temps. C'est étonnant.

On continue notre balade en passant sous le Bay Bridge et on s'arrête déjeuner dans un "burger joint" dans le quartier de l'Embaracadero pour regarder un peu de la finale du Mondial de foot 2014. L'aprèm, c'est chasse au Jeans Levis pour moi (le moins cher m'a coûté 25$ en soldes...) et visite du centre ville. En fin d'après midi, on décide de prendre le "cable car" (sorte de tram vintage tiré par un câble dissimulé dans le sol) pour aller à Fisherman's Wharf, tout au Nord. On voit les rues en pente typiques de SF, celles des films et des séries américaines. On y imagine quelques courses poursuite de folie avec vol plané au ralenti...

Fisherman's Warf, c'est LE quartier touristique, avec les magasins de souvenirs, de bonbons, les fastfood... La spécialité du coin c'est le crabe et on en vend tous les 10 mètres. Personnellement, aucune envie de manger du crabe dans tous ces bouibouis douteux. On passe notre chemin. On poursuit la balade en nous rendant sur la jetée de l'Aquatic Park Pier qui donne une vue à 360° sur SF, Alcatraz et le Golden Gate. Une belle fin d'après midi avec en bonus l'apparition d'une petite otarie !
C'est l'heure de repartir. On fait quelques courses au supermarché, temple de la malbouffe et de la bizarrerie alimentaire et on rentre pour diner.

Day 2
Aujourd'hui c'est Vélo ! On retourne tout au Nord de la ville, à Fisherman's Wharf, tout d'abord pour récupérer les lunettes de soleil que Nath a perdu la veille (!) puis pour louer nos véhicules du jour. On arrive relativement tard, vers 12:30 mais on trouve tout de même vélo à nos jambes... A chacun son vélo, sauf Caitlin qui est assise sur une sorte de vélo-remorque attachée à mon porte bagages. Très efficace, léger et ludique pour Caitlin qui n'aurait jamais pu suivre le rythme !

On fait toute la côte Nord, en se rapprochant du Golden Gate Bridge. On s'arrête de temps en temps sur les plages pour regarder le paysage et prendre quelques photos. Il n'y a pas beaucoup de monde mais il y a un vent de folie, au sens propre... On monte jusqu'au début du Golden Gate et on emprunte la piste cyclable de ce pont mythique. Il y a pas mal de monde la-haut mais surtout une vue imprenable sur la baie et sur la ville. On avance tranquillement tout en profitant du caractère exceptionnel de la balade. Arrivés de l'autre côté du pont, on descend vers la ville touristique de Sausalito avec beaucoup d'autres cyclistes.

L'idée c'est de prendre le Ferry pour revenir vers SF et rendre les vélos. Mais le hic, c'est qu'on n'a pas réservé notre retour (comme une centaine d'autres personnes) et que le système de queue / réservation / achat de billets est pourri. Comme tous les autres malchanceux, on attend plus de 2h30 avant de pouvoir monter sur un bateau. On en profite pour acheter des glaces. 3,50 $ la boule c'est cher mais sachant que chaque boule de glace fait un kilo, du coup ça devient bon marché. Les portions ici sont incroyables. On finit par monter sur le ferry, rejoindre la ville et rendre les vélos 5 minutes avant la fermeture. En bon Français, je râle en reprochant au vendeur de ne pas nous avoir prévenu du piège du ferry. Et hop, un discount de 5 Dolls. Sont commerçants ces Américains, c'est bien.

Day 3
Aujourd'hui on est reparti pour quelques courses de vêtements dans le centre ville. On est à San Francisco après tout, on a voyagé léger, il faut en profiter ! Après quelques errements dans les malls américains on est rentré manger à l'appart de Jean-Marc et Anne avant de repartir en direction de Chinatown et ses mystères ! Quelques rues farcies de magasins de toutes sortes, de bazars, de vendeurs de légumes bizarres et de poudres en tous genres. Des rues animées et assez sales mais sympa à parcourir. On finit bien par acheter 2 ou 3 bêtises, comme des insectes piégés dans de la résine (pour les enfants je précise...).

Le soir on déménage chez des amis de Jean Marc qui nous prêtent gentiment leur appartement idéalement situé à l'extrême Nord de l'avenue Van Ness, juste histoire d'avoir un peu d'intimité et d'espace supplémentaire. Mais c'était sans compter la faible épaisseur des murs de l'appartement et la circulation monstre de ce boulevard. Bus, éboueurs, cars, pick-ups, motos, V6, V12, V1653765 aussi apparemment et j'en passe ! Un bruit constant du soir au matin et même des vibrations jusque dans le lit... de quoi réveiller les morts. Inutile de décrire la courte nuit et notre trogne au petit matin. Il n'en fallait pas moins pour demander à nos amis un rapatriement sanitaire d'urgence vers leur appart, au nom de l'amitié et de la pitié 🙂

Day 4
La tête à l'envers on part déjeuner dans un petit "diner" au coin de la rue, l'image d’Épinal du snack où l'on peut s'attabler au bar, sur des chaises hautes et boulotter un p'tit dej consistant. On a commandé des jus de fruits, du café, des pancakes au sirop d'érable, des œufs au bacon, des toasts et de l'oatmeal, c'est à dire de la bouillie... bref de quoi tenir la journée.

Chargés de calories, on file en direction du parc du Golden Gate (complètement à l'Ouest de la SF) pour louer de nouveau des vélos. Cette petite remorque, le "taggle-on" est parfaite pour Caitlin qui n'a qu'à se laisser guider et apprécier le paysage ! On entame donc la traversée de ce parc immense (plus de 3 miles de large) pour rejoindre la plage bordant le Pacifique. On en profite pour toucher l'eau glaciale du Pacifique. Une première ! Déjeuner sur le pouce à la plage et retour vers la ville, toujours en vélo. La montée est bizarrement bien plus difficile que la légère pente de l'aller, je ne sais pas trop pourquoi ! Après avoir perdu l'équivalent de 3 poumons on arrive à notre point de départ que l'on dépasse pour aller voir les "Painted Ladies" (maisons de style victorien, très joliment peintes) et les autres maisons du quartier de "Haight" très délicatement décorées elles aussi. Là encore de fortes montées et de bonnes descentes qui nous ont obligé à descendre du vélo à plusieurs reprises pour marcher / pousser. On finit par le bout de Haight street, haut lieu du hippisme San Franciscain et de la cool attitude (très similaire à Camden street à Londres). Une journée super sportive qui nous a permis d'apprécier l'incroyable diversité de SF, tant sur le plan de l'architecture, que de l'ambiance des quartiers ou de la dualité nature/béton.

Le soir on part se perdre dans les bas fonds de Mission Street, quartier très populaire du Sud de SF, où l'on a goûté à de la bonne cuisine libanaise. US oblige on est repartis avec un doggy bag... Et la nuit fut bonne !

Day 5
Aujourd’hui c'est graffiti !

Nous voilà dans le quartier de Castro avec Anne comme guide. Castro c'est le quartier gay de SF, celui où Harvey Milk a fait des siennes. La rue principale est une successions de petites boutiques. Fringues, accessoires de fumette, disquaires, cafés, clubs... La rue est très animée, très vivante et les "habitants" sont également hauts en couleur. Mention spéciale à un monsieur très musclé qui se baladait sur le trottoir d'en face en jupe et baskets, rien d'autre. Ici on s'aime quel que soit le sexe, on s’habille comme on veut, on prend le temps, on se coiffe ou pas, plus grand chose n'a d'importance. On continue notre marche vers "Mission Dolores", une basilique abritant une chapelle exceptionnelle : le plus vieux monument de SF !

Une pizza plus tard on continue notre chemin vers Mission Street et Garfield Square pour admirer les immenses fresques murales peintes sur les façades de certains immeubles. De vraies œuvres d'art que l'on retrouve ruelle après ruelle et qui racontent souvent les difficultés de l'immigration. Pas franchement des graffitis mais des graphs colorés et intelligents. Une balade authentique, peu touristique et qui nous plonge dans la vie de quartiers populaires de SF.

Le soir, pour notre dernier diner avec nos hôtes, on part manger du poisson au Mission Rock Resort. Des plats étonnamment fins au pays de la grosse bouffe. Une agréable touche de subtilité pour signer notre départ de la capitale californienne !

Pour finir, je voudrais consigner ici quelques impressions que je n'ai pas eu l'occasion de glisser plus haut.

Tout d'abord j'ai été vraiment frappé par la pauvreté à SF. Des SDF rue après rue, dans le métro, dans les quartiers chics, à l'entrée des magasins, sur les grandes avenues et ailleurs. C'est incroyable de voir à quel point les riches côtoient les ultra pauvres et à quel point ces ultra pauvres sont transparents. On dirait des âmes en peine qui errent au milieu de gens qui ne les voient pas. C'est bizarre. Et puis ces SDF sont la plupart du temps complètement camés ce qui rend la scène encore plus surréaliste.

Aux États-Unis, la vie est CHÈRE ! Heureusement que la parité Euro/Dollar reste intéressante pour nous mais quand on voit dans les magasins que rien n'est en dessous du dollar, c'est étonnant. Une sucette ? 1 Dollar. Un litre d'eau ? 1.20 Dollar. Du pain de mie tranché ? 4 Dollars. Les fruits et légumes ? Fermez les yeux. Ici pour manger sain, il faut éclater son compte en banque ! J'étais persuadé que les États-Unis étaient le paradis des bonnes affaires mais force est de constater qu'il est bien difficile de faire de menues économies !
Sans transition la bouffe dans les supermarchés c'est compliqué. Non seulement on manque de repère par rapport à nos produits habituels mais c'est surtout la profusion de chips/glaces/biscuits/bonbons/pâtisseries/charcuterie/céréales/sauces/etc... qui désoriente ! La tentation est partout ! Le sucre, le sucre, le sucre ! Sans compter nos réticences d'Européens face à la viande américaine. Gonflée à l'eau salée, finie aux colorants, farcie de conservateurs quand ce ne sont pas des antibiotiques ou des hormones... Obama a du boulot pour rattraper la malbouffe aux US...
Du coup ici on n'a jamais l'impression d'avoir faim tant les portions sont grosses. De la glace au burger en passant même par la salade, les quantités servies sont disproportionnées par rapport à l'estomac humain... Ce qui est encore plus étonnant c'est qu'à SF on n'a pas croisé tant d'obèses que ça. On verra si on en voit plus sur la suite du voyage.

Les bagnoles ! Haaaaa les bagnoles !! Je n'ai pas fini d'en parler... Je dois croiser au bas mot 20 Mustangs par jour. Ça me fait du bien aux yeux et aux oreilles... Je ne parle pas des pick-up RAM de 3500 Cm cube qui font un bruit d'enfer, ni des Dodge Challenger/Charger etc... qui font vibrer l'asphalte à chaque coup d'accélérateur. Aux US la grosse bagnole est reine. SUV, 4x4, crossover, décapotable... Il faut qu'elle soit (très) grosse ou puissante et si possible les deux... Bref c'est un plaisir chaque jour de voir ces énormes bestioles dévaler les routes...

Merci encore, Anne et Jean-Marc, pour votre accueil et votre amitié !

Remplis sous: Holidays Aucun commentaire
2Juin/140

Biscarrosse Free Flight World Masters

Un petit montage de mes prises de vue du Free Flight World Masters de Biscarrosse le 01/06/2014
Une vraie belle après-midi au bord du lac, sous le ciel bleu et les avions. Et le talent de ces pilotes, ça fait envie...

Evidemment à regarder en HD et plein écran...

Biscarrosse Free Flight World Masters 01/06/2014

17Déc/130

Un instant

Mince, 10 ans déjà... 10 ans que nos vies se sont décroisées sans pour autant se perdre. Cet anniversaire n'est pas plus particulier que les précédents, il souligne seulement tout le temps qui s'est écoulé depuis notre dernière rencontre. Ton fils, ta famille, les amis et parfois quelques signes du quotidien me ramènent à toi, parfois brièvement, parfois plus longuement, comme aujourd'hui. Je pense à toi mon pote, je pense à ta famille et il faut bien dire que tu me manques un peu aujourd'hui...

9Avr/130

Alpha Blondy – Concert au Krakatoa – 5 avril 2013

Voici les vidéos du concert, ce sont les rushs non édités, directement sortis de la boite...
Le son n'est pas trop mauvais (éviter d'écouter au casque 😉 mais l'image en revanche est belle.
2 heures de live avec un excellent groupe et un Alpha pas tout jeune mais franchement présent, bref une légende qui m'a replongé dans mes jeunes années avec tous les potes présents ou pas 🙂

20Mar/133

Cadarsac Story – Part 10

Que chiottes soient louées !

Oui vous avez bien lu, elles sont là, elles sont installées et bien vissées au sol ! Après quelques "semaines" passées au dessus d'un seau de sciure (d'autre diront de "chiure") il était temps de passer à autre chose...

6 mois que je n'avais pas écrit une ligne pour ce blog, 6 mois que j'ai passé à bricoler, monter, arranger, coller, fixer, visser, plier, scier, clouer, raboter, aligner, découper, maçonner, talocher, creuser et j'en passe... Pendant toute cette absence, j'ai donc réussi (avec beaucoup d'aide) à installer toute la petite famille dans la nouvelle maison et ce, dans de (plutôt) bonnes conditions. D'ailleurs j'en profite immédiatement pour remercier mes aides au bricolage, j'ai nommé Messieurs PZ, Furax, Bourgeois, Masta et Rony. Merci pour tout le temps que vous m'avez donné, souvent dans des conditions de confort plus que douteuses !

Bref, la construction s'est achevée, l'électricité est arrivée et j'ai transpiré. Sans TROP rentrer dans le détail des travaux, on s'est occupé des sols de la maison (parquet et carrelage), de la cuisine (montage et installation des meubles), des salles de bain, des peintures (chambres, couloirs et SDB/WC), du système d'assainissement et évidemment des WC ! La liste semble modeste mais chaque action, chaque effort a nécessité de la planification, du courage et de l'argent... Pendant ce temps on a aussi fait construire le garage qui nous a permis, de stocker tout notre petit foutoir.

Avant d'en venir aux photos, je tiens à écrire un petit topo sur notre système d'assainissement par les plantes. L'idée est simple. Toutes les eaux (grises et "vanne") sont collectées dans une première fosse, juste à l'extérieur de la maison. Cette cuve (verte sur les photos) est équipée d'une pompe, qui broie tous les "déchets" avant de les envoyer de l'autre côté du jardin par l'intermédiaire d'un gros tuyau noir (et super rigide, l'enfoiré !). L'eau sale arrive dans un grand bac rempli de différentes couches de sable et de gravier pour une première passe de filtration. C'est ce bac qui sera planté dans quelques jours d'une armée de roseaux. L'eau passe ensuite dans un deuxième bac, plus bas, qui est rempli de graviers. Ce second bac sera bientôt planté de salicaires, de menthe aquatique, d'iris et autres plantes lacustres. Une fois son parcours terminé, l'eau finit sa course dans deux énormes tranchées d'infiltration de 15m de long, remplies de galets. Si le concept est simple, tout est histoire de mesure, de quantité, d'alignement, de positionnement, de découpage au centimètre près, d'assemblage et j'en passe. Bref voilà un énorme morceau du puzzle qui s'achève, que du plaisir !

Il reste encore 1000 choses à faire dans et autour de la maison mais le plus gros est fait. Les mauvaises langues diront qu'il faut plusieurs années pour tout finir, mais je ne fais guère attention aux rumeurs 🙂

Enfin je dédie cet article à mon ami Stef, probablement mon plus fidèle lecteur !

Les photos, dans l'ordre chonologique :

21Sep/120

Cadarsac Story – Part 9

Cadarsac Story, le retour !

Tout d'abord, puisque je précisais dans le dernier article que j'avais réalisé le raccordement des eaux usées, il serait juste de dire, pour la petite histoire que j'ai été obligé de tout défaire et de tout refaire... En effet je n'avais pas créé de pente permettant à l'eau de s'écouler correctement. Au contraire j'avais raccordé 18m de tuyaux bien à l'horizontale, carré comme j'aime ! 🙂
Bref tout ça pour dire que j'ai du défaire mes tuyaux et déblayer beaucoup de terre que j'avais mis beaucoup de temps à charrier au pied de la maison. Merci Rony pour ton coup de main !

Ensuite, toujours au rayon des mea culpa, je dois dire que mes instructions au terrassier ont laissé à désirer. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'au lieu de lui faire creuser une tranchée de 30cm de profondeur sur quelques mètres pour installer le système d'épuration, je lui ai fait creuser 9 mètres cube de terre ! Oui c'est cela, 2.5m par 4m par 90cm... Une perte de temps et d'argent et une bêtise que je n'ai pas encore tout à fait fini de réparer mais qui ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir ! En attendant j'ai passé beaucoup de temps dans mes "trous" à faire les fondations en béton et à monter des parpaings...

La maison est quasiment prête, il ne reste plus que quelques bricoles à régler. Depuis le dernier article il y a eu quand même deux grandes avancée !
- la chape liquide a été coulée partout dans la maison pour recouvrir le plancher chauffant. Il y a un problème au niveau de la salle de bain (ils nous ont réservé un espace pour installer la baignoire mais ni à l'emplacement ni à la taille qu'on avait souhaité) qui devrait être rapidement résolu.
- l'électricité est arrivée, alléluia ! Après 7 mois d'attente, de tergiversations, de négociations, de coups de fils, de courriers, de devis, de dossiers et j'en passe, la mairie a bien voulu débloquer la situation... A final les travaux d'extension du réseau EDF ont été effectués en 5 jours, pose du compteur et raccordement compris... Tous ça pour ça mais le jeu en valait la chandelle (surtout celle dont on aurait eu besoin si on n'avait pas eu d'électricité...).
- des travaux de terrassement et de remblaiement ont été entrepris autour de la maison.

Par ailleurs on a commencé à faire appel à des artisans pour poncer les murs intérieurs et les plafonds. La peinture sera faite la semaine prochaine et le carrelage sera également posé d'ici peu.

A l'extérieur, la construction du garage a commencé. Les travaux vont à toute vitesse et font plaisir à observer 🙂