Robson 40°20'S, 10°0'W 350 km South East of Tristan da Cunha

17Déc/113

Nos chers disparus

Aujourd'hui c'est le 8eme anniversaire de la disparition d'un ami. J'en profite pour partager quelques idées sur la vie, la mort, l'amitié et toutes ces choses.

La mort nous concerne tous, nous frappe tous. On la côtoie tous les jours. A la radio, dans les journaux, quand des copains annoncent la disparition d'un parent ou d'un autre ami. On écoute, on compatit et inévitablement on oublie...

Rien de bien neuf, on n'est rien a l'échelle du monde. On le vérifie lorsque les plus célèbres nous quittent. On s'étonne de la nouvelle, on les regrette quelques minutes en regardant le 20h de TF1, pour les plus appréciés on repense à eux une ou deux fois et puis la caravane passe, on se fait aspirer par la vie, par notre métro boulot dodo. Et puis on ne peut pas s'attacher a tout le monde, on n'a qu'un nombre limité de cases mémoire pour nos chers disparus. Et puis même pour eux, la vie est plus forte que la mort, sans conteste. Même si l'annonce de leur disparition est un moment terrible, même si le temps s'arrête pour laisser place à la tristesse ou l'incrédulité, la vie nous force à regarder devant et nous pousse a avancer. Évidemment quand c'est un proche, la fameuse caravane met plus de temps a passer... Même plusieurs mois ou plusieurs années après une disparition, on ne se fait pas vraiment à l'idée, on se surprend à ne pas y croire, l'espace d'un instant. Et puis quand la réalité nous rattrappe, on se dit qu'on reverrait bien notre cher disparu, qu'on partagerait bien quelque anecdotes, qu'on s'échangerait bien quelques nouvelles, mais il faut se rendre a l'évidence, cela n'arrivera pas bien qu'il soit dans notre tête et dans notre cœur. La seule façon de faire exister ceux qui ne sont plus, c'est de penser a eux, de parler d'eux et de se souvenir d'eux avec la famille et les amis.

Je me demande parfois quel est mon rapport à la mort. Je ne trouve pas vraiment de réponse claire à cette question (et je ne suis pas certain de vouloir en trouver) alors j'y pense de temps à autres...
Son idée m'est assez insupportable bien qu'elle soit si naturelle et si normale. L'idée que je puisse mourir ne me va pas. Je me dis que j'ai encore tant de choses à faire, tant de moments à apprécier, tant de choses à découvrir et partager que de façon égoïste, je ne veux pas m'en aller. Et tout compte fait, je ne crois pas que ce soit de l'égoïsme, c'est plutôt la peur de faire souffrir les autres par l'absence. Mais c'est bien connu, la mort est injuste et frappe indifféremment. Bref, le plus tard sera le mieux mais il y a tellement d'embuches sur nos chemins, tellement d'obstacles à éviter... Un cancer par ci (ou toute autre maladie tirée a la roulette russe), un accident à la con par là, on le constate tous les jours, pas évident de s'en tirer a bon compte et de finir ses jours bien sagement.

En conclusion je veux dire que la vraie vie, c'est le temps que l'on prend avec ses enfants, sa famille (celle que l'on nous donne ou que l'on se choisit), les bons moments passés entre amis, la rigolade, la déconnade et tout le bon temps qu'on prend avec ceux qu'on aime et qui nous rendent heureux. On n'a pas assez de temps pour s'engueuler, pour se prendre la tête ou se faire des ennemis, il y a bien mieux à faire...

Mallo mon ami, aujourd'hui plus que les autres jours, je pense a toi et a toutes les conneries qu'on a pu faire ensemble 🙂

Commentaires (3) Trackbacks (0)
  1. Et pour la petite histoire, j’ai rédigé cet article sur mon IPhone puisque cette chère tempête Joaquim nous prive d’électricité ce weekend… C’est du sport 😉

  2. Huit ans dejà….ton esprit est toujours avec nous mon pot , one love Air Mallo


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