God Bless Epoxy
En décembre dernier voilà ce que le Père Noël a déposé au pied de mon sapin...
Une aile volante Robbe Airbull... Yééé !
Il est dit que "le modèle Airbull s´adresse en première ligne aux pilotes expérimentés qui possèdent parfaitement la technique de pilotage des modèles à ailerons" ; mais c'est tout moi ça... Ou pas...
Après des semaines d'assemblage, de collage, de découpage et de ponçage je parviens enfin à monter cette magnifique aile équipée de 2 moteurs standards type Speed 400, de 2 servos Futaba, d'un ensemble radio Futaba et d'un variateur MRC 20 Ampères légèrement sous sizé pour ce type de machine.
Premier vol : le dimanche 11 février.
J'effectue mon premier vol avec un pack d'accus homemade de 1400 Mah ce qui ne peut représenter une autonomie suffisante pour ce type d'appareil. Cet ampérage insuffisant me procure en revanche un déficit de poids bénéfique à l'appareil pour un premier vol sans encombre. Le lancé est facile et l'ascension est bonne. Après quelques tours dans le ciel et la découverte de la maniabilité de l'aile, il est temps d'atterrir...
Second vol : le dimanche 18 février.
Désormais équipée d'un pack d'accus 3000, mon aile a pris du plomb, beaucoup de plomb... L'autonomie devrait également s'en ressentir mais pour l'heure il s'agit déjà de faire décoller l'engin. Les tests de base sont bons, les trims sont réglés pour faire monter l'aile ; on peut y aller. Premier lancé, boum, l'aile pique du nez et tape rudement le ventre au sol. Second lancé toujours infructueux avec un piqué vraiment prononcé. Le troisième sera le bon avec des trims au maximum. L'aile frotte presque le sol avant de prendre de la vitesse et de grimper... J'arrive en limite de mon terrain et je fais tourner l'aile pour qu'elle n'aille pas s'encastrer dans un mur. L'aile tourne et la perspective est atroce : elle passe au dessus de la haie qui délimite le terrain, passe derrière un poteau et essaie de se hisser hors de toute cette zone piégeuse en prenant un peu d'altitude... Un cable électrique lui barre la route et la fait chuter sur le bitume d'une hauteur de 10m... Kaboom... Une aile fendue entre le bord d'attaque et l'emplacement de l'un des servos, une hélice cassée, un nez ouvert en deux et quelques pièces éparpillées au sol... Pas de panique, pas de panique mes tubes de colle epoxy rapide sont là... God bless mais vraiment God bless Epoxy !
Troisième vol : le dimanche 18 février.
Après plusieurs heures de retour en atelier et de collage époxy, voilà notre aile de nouveau sur pied prête à retenter le coup. Le vent ne s'est toujours pas levé et les conditions sont bonnes, allons-y. Toujours les trims de profondeur réglés bien haut je relance l'engin et là comme par magie, l'aile grimpe vraiment convenablement et s'apprète à me donner 10 bonnes minutes de vol acrobatique. Le comportement de cette aile est vif (elle peut touner sur un rayon vraiment faible) et laisse présager beaucoup de plaisir ces prochaines semaines bien que la motorisation ne soit pas à la hauteur de mes espoirs. Bientôt viendront les batteries Li-Po et les moteurs brushless... On va voir ce qu'on va voir...
Depuis...
Pas mal de vols se sont déroulés avec leur lot de bonheurs et de petits malheurs. Dernier en date, le weekend dernier après un vol vraiment magistral dans le ciel calme de fin de journée (15 minutes tout de même...) après un "dernier" lancé, j'ai un peu raté ma perspective et au lieu de passer derrière un poteau je me le suis tout simplement farci... Une fois rien... God bless Epoxy.
Enfin voici un petit tour d'horizon de mes différents avions.
Le premier, celui qui comptabilise le plus de vols, de crashs, de réparations, de bricolages et d'Epoxy : l'Easy Star
(Bientôt quelques photos de la vieille dame)
Vient ensuite le sympathique space scooter, monté avec un moteur à l'avant, des commandes d'aileron et de profondeur pour manier l'engin. (Je ne l'ai pas encore fait assez voler pour en faire le tour mais il est agréable à voir / faire voler).
Puis vient le tour de l'aile volante qui a fait l'objet de l'article ci-dessus. Bien que l'aile Airbull soit plutôt lourde, elle a une une sacré envergure et procure d'excellentes sensations en passage à basse altitute.
Enfin, c'est un petit ovni qui ferme la marche puisqu'il s'agit d'un avion entièrement fait de plaques de dépron. C'est un rafale, un Saab Gripen ou un EF 2000 comme vous voudrez mais c'est un petit chasseur assemblé entièrement par mes soins à partir des plans trouvés ici. Après plusieurs mois à trainer sur des étagères, il a repris le chemin de l'atelier pour terminer sa fabrication. Il fera évidemment l'objet d'un post à part entière...