Robson 40°20'S, 10°0'W 350 km South East of Tristan da Cunha

9Mai/101

Bleu de France !

Avec une semaine de retard, voici comment s'est déroulée notre semaine de croisière en Méditerranée...

Montés à bord du "Bleu de France" dimanche après-midi à Marseille, nous n'avons pas mis beaucoup de temps pour découvrir les joies de la croisière "all inclusive". Repas et boissons à volonté, une petite cabine au raz des flots, quantité de bars et de "lounges", beaucoup de ponts pour admirer la mer, 2 piscines, un spa, une salle de sport, un casino, une discothèque, etc... de quoi passer de longues heures en mer sans trouver le temps long ! Et 400 membres d'équipage pour 600 passagers, c'est un ratio qui donne une idée de l'excellent niveau du service à bord.

Même si la moyenne d'âge frise quand même avec les 50 ans, on trouve quand même pas mal de jeunes à bord, avec ou sans enfants. En tous cas assez pour tordre le cou à la vieille idée reçue qui consiste à dire que les croisières c'est pour les vieux ! Évidemment il y a un côté club de vacances à cause des animations et des activités programmées (escales, heures de repas, spectacles...) mais rien n'est obligatoire. En même temps, se laisser porter c'est un peu le but du jeu alors ce côté club est accepté avec bon cœur. Seuls les vrais beaufs sont pénibles à supporter et il ne s'agit jamais de "vieux". Ces gens sont la caricature du Français en voyage et leurs attitudes sans gène sont hallucinantes.

Tout le reste a un parfait goût de vacances et le mode de déplacement incite à prendre son temps. La liste des cocktails est loooongue, de quoi se faire plaisir plusieurs fois par jour en consolidant sa culture en matière de boissons alcoolisées !

Le bateau - le Bleu de France

imgp0889.JPGimgp0899.JPGimgp0922.JPGimgp0927.JPG
imgp0936.JPGimgp0942.JPGimgp1161.JPGimgp1164.JPG
imgp1168.JPGimgp1223.JPGimgp1231.JPGimgp1234.JPG
imgp1236.JPGimgp1240.JPGimgp1246.JPGimgp1249.JPG
imgp1253.JPGimgp1256.JPGimgp1270.JPG

La Sardaigne

Lundi matin nous sommes arrivés à Olbia, en Sardaigne. Pour le premier jour nous avons décidé de payer une excursion pour visiter un peu plus que la ville portuaire de notre arrivée. En quelques heures, nous avons pu nous faire une idée du paysage côtier de cette ile grise, verte et bleue. Les rivages et la couleur de l'eau donnent envie de se baigner mais la température est relativement prohibitive !

imgp0957.JPGimgp0961.JPGimgp0971.JPGimgp0976.JPG

Palerme

Mardi nous avons fait escale à Palerme après une nuit de voyage. Après un petit déjeuner au soleil nous avons pris la route du centre ville. Les premières impressions se confirmeront tout au long de la journée de balade. Une ville bruyante, brouillonne, hyperactive, pauvre et sale. On est loin de l'image d'Épinal de la ville méditerranéenne posée en bord de rivage et proposant une vie au ralenti sous le soleil. A Palerme, le 2 roues est roi (si possible sans casque), la voiture est reine et le piéton n'est rien. Tous les véhicules sont garés sur les trottoirs déjà extrêmement étroits et on manque de se faire renverser à tout instant par un chauffard à 4 ou 2 roues. N'amenez pas vos enfants à Palerme ou alors attendez vous à l'effet sélection naturelle... Parcourue à pied, on se rend compte à quel point cette ville touristique est incroyablement pauvre. Les minuscules rues ne sont pas entretenues et les habitants s'empilent dans des immeubles délabrés. Le linge pend aux fenêtres ce qui pourrait être charmant sous un jour différent. Les détritus et les poubelles jonchent le sol, lui même en bien mauvais état. Pourtant, il n'en faudrait pas beaucoup pour rendre la ville plus attirante. Il faudrait nettoyer les rues, redonner un coup de peinture aux façades pour leur rendre leur charme initial, redonner sa place au piéton. Les monuments de la ville bénéficieraient alors d'un cadre propice à leur admiration. Les marchés sont quant à eux remarquables. Ils s'étendent à longueur de ruelles et proposent une quantité impressionnante de fruits et légumes, de poissons (beaucoup de poulpe) et de bricoles de toutes sortes. Évidemment même dans ces ruelles étroites et encombrées, le piéton est obligé d'éviter les scooters, véritable prolongements des jambes du Palermois (Palermoisien ?). En un mot il vaut mieux éviter Palerme sur son circuit touristique ou y aller en connaissance de cause.

imgp0981.JPGimgp0986.JPGimgp0995.JPGimgp1003.JPG
imgp1007.JPGimgp1018.JPGimgp1021.JPGimgp1032.JPG

Malte

Mercredi nous avons accosté à Malte et plus particulièrement dans le port de Valetta situé à l'Est de l'ile. Dès notre arrivée et avant même la descente du bateau nous avons pu admirer le charme des constructions de la ville ainsi que les fortifications omniprésentes dressées entre terre et mer. Les petites rues quadrillent méthodiquement Valetta et la cité se parcourt à pied, au calme et le nez en l'air. Nous avons découvert les jardins surplombant le port ainsi que les places plus populaires. Le passé colonial anglais se ressent encore beaucoup à Malte où l'on roule à gauche et où quasiment tout le monde parle l'anglais en plus du maltais, mélange d'arabe et d'autres influences méditerranéennes. Valetta est la petite ville calme et charmante que nous attendions après Palerme !

imgp1050.JPGimgp1051.JPGimgp1060.JPGimgp1070.JPG
imgp1072.JPGimgp1074.JPGimgp1086.JPG

Sidi Bou Saïd & Tunis

Jeudi matin nous sommes arrivés au port de Tunis. Après le petit déjeuner nous sommes descendus à quai dans l'intention de trouver un train pour le village de Sidi Bou Saïd. Avant même d'être sortis du port, des dromeliers exposaient leurs bêtes et nous proposaient un tour à dos de dromadaire. Kitch. Dans le magasin de souvenirs du port (déjà !) un homme nous remet un bouquet de jasmin en bouton. Cela ne prend que quelques secondes pour comprendre que le bouquet n'est pas gratuit et qu'il va falloir faire des pirouettes pour rendre le bouquet à son propriétaire sans lâcher un sou. Une fois sortis, c'est une nuée de chauffeurs de taxi qui nous saute dessus. Un circuit par ci, un tarif moins cher par là... Nous esquivons la première vague. Un autre chauffeur nous aborde et nous dit que les autres sont des escrocs. Ce dernier annonce des prix deux fois moins chers, finalement équivalents au prix du billet de train. Nous le suivons. Sa voiture est cachée sur le côté d'une station service. Surgit alors un flic en civil qui se met à contrôler le taxi et nous fait signe de nous en aller. Visiblement le taxi était clandestin ; nous repartons en quête de la gare ferroviaire. 3 minutes plus tard, le taxi surgit de nouveau, limite en dérapage, ouvre la porte arrière droite et nous dit "montez montez !". Un peu interloqués, nous finissons par monter à bord et le laissons nous amener à Sidi Bou Saïd où il nous attendra pendant la durée de notre visite. Sidi Bou Saïd est un village pittoresque fait de maisons aux peintures blanches et bleues, qui se parcourt à pied (c'est là que se trouve le Café des Délices chanté par P. Bruel). Les boutiques de "souvenirs" sont légion. Tous les vendeurs vous invitent à rentrer avec grande insistance. L'un d'eux me dit "Tu prends ce que tu veux, je te donne un prix, tu es d'accord tu achètes, tu es pas d'accord tu achètes pas mais on reste toujours amis". Au final on choisit 2 petits vêtement de faible valeur (estimation 20 Euros pour le tout). Le vendeur nous explique que ça vaut 70 € mais qu'il n'en demande que 60. Limite choqués, on se tâte à sortir bredouille. Finalement le prix chute à 40 puis 35 avec un "cadeau". A la dernière minute, nous négocions le tout à 30 Euros avec encore le sentiment de nous faire rouler... Le vendeur accepte le prix avec une tête d'enterrement et nous sortons un peu sonnés... En Tunisie, tout est sujet à négociation, à marchandage, à extorsion. Après Sidi Bou Saïd, nous demandons au taxi de nous emmener à la Médina, le souk de Tunis. Re prix exorbitant, re marchandage, re enfumade. Arrivés à la Médina on se rend compte à quel point notre front est marqué d'un sigle "TOURISTES" probablement jaune fluo. Tous les marchands nous invitent à jeter un œil à leurs babioles avec des arguments commerciaux puissants. "Chez moi c'est moins cher" "Juste pour voir" "Moins cher que gratuit"... Les mêmes articles se vendent boutique après boutique, à se demander comment ils font leur beurre. Les rues sont exigües et bondées. Tout le monde se bouscule et se suit dans un gai foutoir. Pour trouver des boutiques plus authentiques et des quartier plus agréables, il faut bifurquer sur des rues adjacentes aux artères principales, quitte à se perdre un peu. Le manque de prix et donc de repère est un peu fatiguant. Le retour au bateau (où tout est gratuit...) est reposant !

imgp1093.JPGimgp1098.JPGimgp1106.JPGimgp1110.JPG
imgp1112.JPGimgp1118.JPGimgp1124.JPGimgp1131.JPG
imgp1132.JPG imgp1134.JPG

Ibiza

Vendredi soir nous sommes arrivés dans le port d'Ibiza. Rien de spécial à dire sur cette destination si ce n'est qu'Ibiza est une cité balnéaire espagnole comme les autres, c'est à dire bien bétonnée et en pleine construction. Seule l'ancienne ville est intéressante à visiter et se parcourt à pied. En 2 heures tout est dit et il ne reste plus qu'à partir en discothèque. Bon à 50€ le ticket d'entrée, surtout en avril, je passe mon tour.

imgp1177.JPGimgp1194.JPGimgp1195.JPGimgp1196.JPG
imgp1203.JPG imgp1204.JPG imgp1213.JPG

Samedi matin nous sommes repartis en direction de Marseille pour un dernier trajet de 24h. Nous avons croisé quelques dauphins et une baleine en guise de cerise sur le gâteau. Une mer d'huile et du soleil pour nous accompagner jusqu'à destination et pour clore une belle semaine de plaisir et de calme.

Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Récit très agréable à lire que cette croisière sous le soleil!!!! ça donne envie, moi qui me disait que ce genre de voyage m’ennuyerait…..il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis!!!
    Et bien bravo pour les photos!!! elles sont superbes et ce soleil…..quel chance vous avez eu!!!!!
    Bises
    Mamy Sylv


Leave a comment

Trackbacks are disabled.