Snow in Biarritz
Ce weekend nous sommes allés rendre visite à nos amis à Biarritz.
Dans la journée nous avons trouvé la ville et surtout la plage comme nous la connaissions déjà, lumineuse et paisible. Le soir nous avons eu la chance de voir la neige tomber à gros flocons. Ce fut l'occasion d'une bonne balade (la grande plage sous un manteau blanc c'était incroyable) et de quelques batailles de boules de neige mémorables.
Du bon temps aussi pour les enfants qui se sont retrouvés et qui ont pu faire la java ensemble !
Télé réalité one step beyond
Vu à la TV il y a quelques jours et retrouvé sur internet.
Voici un excellent clip des guignols qui va loin, aussi loin qu'une île déserte... sc-sc-sc-scandalous !
La mer en poésie
Ce weekend nous sommes à Biarritz. J'ai trouvé dans la bibliothèque un livre de poésies ayant la mer pour sujet. Cette lecture me semble tout à fait indiquée en ces lieux. Je ne lis pas souvent, dommage car j'apprécie beaucoup la poésie. Il est peut être temps de m'y remettre...
J'ai choisi de partager les trois poèmes suivants.
Le premier, "La Mer et l'Amour" de Pierre de Marbeuf est admirable. Les répétitions sont très habiles mais jamais redondantes, les vers sont simples mais jamais faciles. Enfin le sonnet me semble être la forme de poème la plus agréable : un texte court et rigoureux pour un effet percutant.
La Mer et l'Amour
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage,
Et la mer est amère, et l’amour est amer,
L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer,
Car la mer et l’amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux qu’il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer,
Qu’il ne se laisse pas à l’amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l’amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l’amour, sa mère sort de l’eau,
Mais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l’eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Le second poème est signé Victor Hugo. Il est compliqué à lire et nécessite probablement de s'y reprendre à trois fois. Au passage, il permet d'apprendre que le "nocher" désigne poétiquement "celui qui conduit une embarcation". Dialogue entre une eau de source et une eau de mer.
La source tombait du rocher
La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L’océan, fatal au nocher,
Lui dit : - Que me veux-tu, pleureuse ?
Je suis la tempête et l’effroi ;
Je finis où le ciel commence.
Est-ce que j’ai besoin de toi,
Petite, moi qui suis l’immense ? -
La source dit au gouffre amer :
- je te donne, sans bruit ni gloire,
Ce qui te manque, ô vaste mer !
Une goutte d’eau qu’on peut boire.
Le troisième et dernier texte est signé Baudelaire. Un poème en prose auquel je m'identifie complètement et qui illustre bien la solitude de l'observateur.
Le port
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l’âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.
Le souvenir est poésie
Et le temps passe... Encore une année de plus sans mon ami, sans notre ami. Je suis heureux que son nom resurgisse parfois lors d'une conversation, lors de l'évocation d'un souvenir, cela montre qu'il est toujours là. Je ne pense pas à lui que le jour du 17 décembre mais tout au long de l'année, de temps à autres, ça et là. Quand il me vient en tête, je le vois comme un ami que je n'aurais pas vu depuis longtemps, comme quelqu'un qui habiterait à l'étranger et que j'aurais probablement la chance de recroiser un jour. Je me rends quand même à l'évidence. Son absence m'a aussi permis de faire des choix de vie et non des moindres, je l'en remercie à cet égard.
Je vais finir ce billet par une remarque et par une citation. La remarque, c'est Nicolas qui me l'as soufflée il y a quelques mois : le 17 décembre est la date anniversaire du tout premier vol motorisé et contrôlé d'un aéronef par les frères Wright (1903).
Quant à la citation, la voici :
Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
(Marguerite Yourcenar)
Nos pensées vont à sa famille et à nos amis.
Robson et le robo-air
Le principe de placer une sphère dans une soufflerie ou plus précisément dans un flux d'air pour la garder en suspension n'est pas nouveau. Toutefois, l'application de cette technique dans le domaine de la robotique semble ouvrir des portes intéressantes pour le déplacement d'objets dans l'espace sans qu'il y ait contact entre l'objet et la machine.
C'est la première fois que je vois souffler sur des boules avec autant d'élégance...
Managing assholes
Les Anglo-Saxons ont cette expression très imagée pour décrire ce que nous appelons très trivialement les "emmerdeurs" (même si "pain in the ass" convient également...).
Il y a deux jours, je suis tombé sur la couverture du magazine "Management". Elle titrait "Gérer les emmerdeurs", ce qui m'a immédiatement interpelé
Le magazine est encore en kiosque alors pour ceux que ça intéresse, profitez en
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Lien vers le site de Management.fr
Flip it !
Et hop, une petite vidéo flippante...
Enfin rien de très effrayant mais plutôt un court métrage artistique vraiment original. On connaissait le "flip book" mais là il s'agit d'une technique d'animation à base de petits volets de papier... Un travail certainement colossal pour une réalisation absurde et créative.
